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 Journée en l'honneur de Daniel Perrin

Mercredi 23 novembre 2016
Faculté des Sciences d'Orsay
Université Paris Sud

Cette journée est organisée pour fêter les 70 ans de Daniel Perrin, notre collègue au département de mathématiques d'Orsay. Daniel a formé de nombreux enseignants qui exercent de la maternelle à l'université. Beaucoup de mathématiciens ont bénéficié de ses cours à divers niveaux et de son expertise en géométrie algébrique.
Ce sera l'occasion pour nous tous, collègues et/ou anciens élèves de Daniel, de lui témoigner reconnaissance, admiration et amitié.

Les exposés auront lieu au bâtiment 425-427 (accès), le matin au petit amphi, l'après-midi à l'amphi Henri Cartan (grand amphi de maths) .

L'inscription est gratuite mais obligatoire pour permettre l'organisation de la journée. Inscrivez-vous !
Vous êtes invités à faire circuler l'information.Téléchargez l'affiche
Si vous regrettez de ne pouvoir assister à cette journée, contactez marie-claude.davidATmath.u-psud.fr

Comité d'organisation : Marie-Claude David, Guy Henniart, Françoise Issard-Roch.

PROGRAMME
Matin
La matinée sera consacrée à la géométrie algébrique, domaine de recherche de Daniel Perrin.
9 heures 30 Accueil autour du café dans la salle du thé (1er étage)
10 heuresIntroduction par Guy Henniart
Mireille Martin-Deschamps, professeur émérite à l'université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines.
Schéma de Hilbert des courbes gauches.
Résumé : Une courbe gauche de l'espace projectif de dimension 3 est une courbe qui ne peut être plongée dans le plan. Déformer continument ces courbes, les mettre en famille, c'est étudier un schéma de Hilbert. Est-il connexe ? irréductible ? lisse ? de quelle dimension ? Halphen dans son programme de 1882, s'intéressait déjà à la description de ses composantes irréductibles. Il reste beaucoup à faire mais l'utilisation d'invariants numériques (degré, genre, cohomologie) et algébriques (module d'Hartshorne-Rao) a permis des avancées significatives. C'est dans ce cadre que s'inscrivent les travaux de Daniel Perrin (souvent en collaboration avec R. Hartshorne et moi-même) dont je vais parler.
11 heures Antoine Chambert-Loir, professeur à l'université Paris-Diderot.
Compter des points ou des courbes sur des variétés.
Résumé : Les équations diophantiennes sont une source de nombreux problèmes arithmétiques. L'un d'entre eux, mis en avant par Manin dans les années 80, consiste à étudier le comportement du nombre de solutions de ces équations de taille donnée, lorsque la borne grandit vers l'infini. Une variante géométrique de cette question considère l'espace de toutes les courbes tracées sur une variété projective complexe fixée et de degré donné (schéma de Hilbert)  et s'intéresse à leur comportement lorsque le degré tend vers l'infini  (dimension, polynôme de Hodge-Deligne, plus généralement, classe dans un anneau de Grothendieck de variétés algébriques). Dans cet exposé, j'expliquerai ces deux questions sur des exemples simples, notamment en lien avec la formule de Poisson.
Déjeuner
Si vous le souhaitez, vous pouvez déjeuner au restaurant du personnel (bâtiment 98). Pour obtenir l'autorisation nécessaire, précisez-le à l'inscription. Le tarif est 11,55 €. Pour une personne d'une autre université avec un justificatif, le tarif est 5,95 €.
Après-midi
Les conférences de l'après-midi évoqueront la passion de Daniel Perrin pour l'enseignement.
13 heures 30 Accueil autour du café en haut du grand amphi, entrée du 427.
14 heuresIntervention d'Elisabeth Gassiat, présidente du département de mathématiques d'Orsay.
Aline Robert, professeur émérite à l'université de Cergy-Pontoise.
A l'IUFM, quand un mathématicien rencontre une didacticienne, qu'est-ce qu'ils se racontent ?
Cohabitation ou collaboration ?
Résumé : D. Perrin et moi avons été collègues à l'IUFM de Versailles de 1993 à 2010, notamment comme professeurs à la préparation au capes de mathématiques, l'un à Orsay et l'autre à Versailles, mais pas seulement. C’est de cette période que je vais principalement parler.
14 heures 50 Hélène Gispert, professeur à l'université Paris Sud
Parcours de formation dans les décennies 1950 et 1960, dualité institutionnelle et dualité mathématique.
Les racines « primaires » d'un mathématicien.

Résumé : France, années 1950 : un enseignement dual avec un ordre primaire qui scolarise les couches populaires et rurales, de l'école primaire élémentaire aux cours complémentaires, et un ordre secondaire, destiné aux élites sociales bourgeoises et urbaines, des petites classes des lycées jusqu'à la terminale et au baccalauréat qui est l'apanage de 5% d'une classe d'âge. Aux destinées sociales différentes des élèves correspondent des finalités, des contenus, des méthodes, des cultures, y compris mathématiques, différentes.
France, années 1960 : fin des ordres scolaires, le premier degré devient le même pour tous et se poursuit, pour tous, par l'accès à un premier cycle du second degré, court, professionnel ou long. Le seul modèle culturel de référence devient alors celui de l'ancien ordre secondaire. Pour les mathématiques, les principes promus par les  réformateurs des mathématiques modernes, à l'opposé de  ce que connaissait le monde primaire, s'imposent à tous.
Et Daniel ? Elève dans l'école primaire puis dans le cours complémentaire de son village des Vosges dans les années 1950, il est un des rares de sa génération à « transgresser » les ordres scolaires. Il fréquente le lycée de la ville, Saint Dié, puis la taupe à Nancy puis l'École normale supérieure à Paris.
Quels échos entre cette trajectoire exceptionnelle et le mathématicien qu'il est devenu ? C'est ce que nous essayerons de voir en revenant sur l'histoire de l'enseignement et les textes écrits par Daniel.
15 heures 45 Intermède la compagnie Terraquée avec Caroline Benassy et François Perrin
Les aventures de Pi d'Emmanuel Chesne, sur une idée originale de François Perrin, mise en scène de Guillaume Van't Hoff.
Résumé : Qui je suis ? Et à quoi je sers ? Ce sont les deux questions que se pose ... un nombre ! Obligé de faire faire ses papiers d'identité mathématiques, cahoté entre un gardien buté, un employé trop précis et un médecin charlatan, Pi se rend compte qu'il n'est pas forcément bien accepté dans les maths ...
Promenade burlesque et poétique dans l'univers mathématique, Les aventures de Pi est la première création autour des maths de la Cie Terraquée, qui poursuit une recherche sur ce thème depuis 3 ans av ec le projet Mathéâtre.
16 heures 30 Daniel Perrin, Professeur à l'université Paris Sud.
Pourquoi y a-t-il beaucoup de nombres premiers de la forme n2+ n + 41 ?
Résumé : La recherche d'une formule donnant à coup sûr des nombres premiers est un vieux rêve des mathématiciens. Ainsi, Fermat avait cru (à tort) en détenir une. A ce titre, la formule n2+ n + 41, découverte par Euler, est doublement intéressante. D'abord, elle donne des nombres premiers pour les 40 premières valeurs de n et l'expérience montre qu'elle en donne encore à profusion au-delà. On expliquera le premier phénomène en termes d'arithmétique des corps quadratiques imaginaires, mais pour le second, on devra se contenter d'heuristiques et de conjectures.
Buffet festif (entrée du 427)
Après les exposés, nous continuerons la fête autour d'un verre offert par la Faculté des Sciences et des gâteaux et autres victuailles que vous aurez apportés.

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