Un peu d’histoire...

Le département de mathématique d’Orsay a été fondé par Hubert Delange et Jacques Deny en 1958. Il faisait alors partie du département de mathématique de Paris et Orsay, présidé par Henri Cartan, jusqu’en 1964.

Léonce Lesieur et Bernard Malgrange sont arrivés en 1960, suivi de Jean-Pierre Kahane en 1961, André Néron, Pierre Samuel, puis Jean Cerf en 1964, Georges Poitou, Michel Demazure et aussi Paul Malliavin. Henri Cartan et Gustave Choquet sont eux arrivés en 1969. Henri Cartan fera venir Valentin Poenaru, Harold Rosenberg, Laurent Siebenmann

L’activité mathématique s’organise à Orsay à partir de 1962, sous la forme d’un séminaire d’analyse qui devient ensuite le séminaire d’analyse harmonique, et en parallèle par la constitution de la bibliothèque à l’initiative de Kahane. En théorie des nombres l’activité
est organisée à l’IHP mais avec une composante forte d’Orsay (séminaire Delange-Pisot-Poitou). L’activité en topologie se développe à partir de Cerf avec Poenaru, Rosenberg, Siebenmann. La géométrie algébrique se développe autour de Demazure. Les EDP n’apparaissent pas tout de suite, sinon sous la forme de la théorie du potentiel.

L’importance de l’enseignement, du rôles des assistants, a été dès l’origine mis en avant par les membres fondateurs Delange et Deny.

Un atout important d’Orsay à la fin des années 60 est le recrutement d’étrangers, et celui de maîtres de conférences provisoires qui étaient de jeunes docteurs en pleine activité.

La grande expansion se produit vers 1970 au moment de la constitution des équipes (5 URA du CNRS), qui animent de nouveaux séminaires et activités. C’est l’époque où arrivent l’analyse numérique, mariée au départ à l’analyse fonctionnelle (Deny et Temam) et les probabilités
(Dacunha-Castelle).

Au cours des années 1970 à 1980, Orsay essaime à tous les niveaux, étudiants, docteurs, post-docs et professeurs. Les systèmes dynamiques ne sont introduits qu’à la fin des années 80.

De 1992 à 1995, les mathématiciens d’Orsay bénéficient d’un vaste plan d’agrandissement et de la création d’une école doctorale.

En 1998, cinq unités de recherche associées fusionnent en une unique unité mixte de recherche du CNRS, et la bibliothèque prend le statut d’unité mixte de service.