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Lundi 18 février 14:00-15:00 Sara Brofferio  (Université Paris-Sud)
Frontière de Poisson : des groupes discrets aux groupes continus

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Lieu : Salle 2P8

Résumé : Soit \mu une mesure de probabilité sur un groupe G. Un problème classique en théorie de probabilité est de caractériser les fonctions harmoniques sur G, c’est-à-dire les fonctions qui restent constantes par rapport à la convolution avec $\mu$.
Pour les groupes des matrices, la question commence à être assez bien comprise dans le cas où la mesure $\mu$ est lisse sur G, et en particulier pour les groupes dénombrables.On sait, dans beaucoup de cas, donner une représentation intégrale des fonctions harmoniques bornées, c’est-à-dire décrire la frontière de Poisson.
Il reste cependant beaucoup des questions ouvertes sur ce qui se passe lorsque la mesure $\mu$ est supporté par un nombre dénombrable d’éléments du groupe.
Dans ce cas la mesure $\mu$ et les fonctions harmoniques associées vivent à la fois groupe $G$ ET sur $\Gamma$, le sous groupe dénombrable de $G$ engendré par le support de \mu.
Une question naturelle est savoir comme les fonctions harmoniques sur le sous groupe discret $\Gamma$ sont liées aux fonctions harmoniques sur le groupe continu $G$. En particulier :
Peut-on construire la la frontière de Poisson de $G$ lorsque on connait (comme s’est souvent le cas) la frontière de Poisson de $\Gamma$ ?
Dans cette exposé je montrerai que la $G$-frontière coïncide avec l’espace de composants ergodiques pour l’action de $\Gamma$ sur le produit de $G$ et de la $\Gamma$-frontière. En particulier cette action est ergodique si et seulement si il n’existe pas de $G$-fonctions harmoniques bornées.
Cela permet construire la $G$-frontière de Poisson pour le groupe du Baumslag-Solitar.
Je présenterai aussi une série de questions ouvertes.

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Lundi 11 février 14:00-15:00 Amaury Freslon  (Université Paris-Sud)
Rotations quantiques aléatoires et convergence abrupte

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Lieu : Salle 2P8

Résumé : Le phénomène de convergence abrupte (« cut-off » en anglais) a été découvert et étudié par P. Diaconis et ses co-auteurs depusi les années 80. Il s’agit d’un comportement surprenant des marches aléatoires sur certains groupes finis ou compacts : pendant un certain temps, la marche reste très loin de la distribution uniforme puis, soudain, elle converge exponentiellement rapidement vers cette dernière. Un exemple particulier consiste à prendre des rotations planes aléatoires dans R^N d’angle fixé et à les composer, produisant ainsi une marche aléatoire sur le groupe orthogonal. Rosenthal (1991) et Hough-Jiang (2017) ont montré qu’il y a convergence abrupte à un temps de l’ordre de Nln(N). Dans cet exposé, je présenterai un analogue de cette marche aléatoires sur des groupe quantique orthogonaux et montrerai que la convergence abrupte se produit exactement au même moment que pour le cas classique.

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